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Extraits de la mission pour Martine Aubry, Ministre de l’Emploi
et de la Solidarité (2000- 2001), sous la responsabilité de Jacqueline
Victor.
Cristina Lunghi, Présidente d’arborus a participé activement à
cette enquête en co-animant des groupes de réflexions dans sept
entreprises.
Voici quelques extraits des documents de travail qui ont donné en
partie lieu à publication.
L’impact
des 35 heures dans l’entreprise
A - Une nouvelle organisation latente
Les entreprises, pour beaucoup, ont initié des réflexions voire
même des actions relatives à la réduction du temps de travail, avant
même la promulgation des lois Aubry, notamment en appliquant la loi
dite de Robien.
Il a été possible de constater que dans les entreprises visitées,
où des dispositions relatives à la loi de Robien avaient été mises en
œuvre ou qui était en cours, les accords relatifs à la RTT avaient été
abordés dans un climat social moins tendu et avait abouti à des
solutions satisfaisantes pour toutes les parties.
Une culture de négociation d’une part et une philosophie globale
impulsée par la Direction de l’entreprise, sur la réduction du temps
de travail avaient été amorcées, permettant ainsi une intégration plus
rapide des dispositifs juridiques des lois Aubry.
Il n’en reste pas moins que les entreprises ont vécu ces lois comme
des contraintes en terme financier mais aussi en termes
d’organisation.
Il n’est pas possible d’apporter ici des considérations générales
sur une nouvelle organisation de l’entreprise et sur une plus-value
pour les femmes susceptibles d’en découler.
En effet, certaines entreprises ont été amenées à repenser leurs
modes de fonctionnement comme SANOFI ou BUROSCOPE par exemple, qui ont
mis en place des systèmes de binômes, d’autres entreprises ont connu
des modifications par services : certains services bénéficiant
d’embauches ont connu une réelle amélioration des conditions de
travail comme chez Evian, d’autres n’ayant pas embauché ont connu, au
contraire, une intensification des rythmes et une augmentation du
stress comme chez les 3 Suisses.
Un fait est certain, les entreprises sont entrées dans une
dynamique de réorganisation autour de la notion de temps libéré et
d’une amélioration des conditions de travail allant même dans certains
groupes jusqu’à une volonté de fidéliser leurs salariés, notamment
leurs cadres.
Nous n’avons pas pu remarquer de modifications en termes
d’organisation et de modes de management qui favorise la promotion des
femmes dans l’entreprise ou une meilleure conciliation entre la vie
familiale et professionnelle.
Femmes et hommes en ont bénéficié sur un pied d’égalité.
C’est dans ces termes “d’égalité” que les lois Aubry pourront être
des facteurs de progression de la notion d’égalité professionnelle au
sein de l’entreprise et de meilleur partage des rôles familiaux et
sociaux.
B - Vers une meilleure EGALITE PROFESSIONNELLE
L’égalité professionnelle deviendra-t-elle un cheval de bataille
après la parité en politique ?
Cela semble souhaitable lorsque l’on constate d’une part que les
inégalités dans le monde du travail entre les femmes et les hommes
sont bien là, en témoignent ces chiffres donnés par l’INSEE et d’autre
part, lorsque l’on s’aperçoit que sur le terrain, cette bataille est
loin d’être livrée.
Les femmes représentent actuellement 45% des actifs en France
(contre 35% en 1960), ce qui représente 80% des femmes entre 25 et 50
ans.
Près du tiers de ces femmes travaillent à temps partiel (contre
5,2% d’hommes), or 40% des femmes qui travaillent à temps partiel
souhaiteraient travailler davantage.
Face au chômage aussi les inégalités sont flagrantes : toujours
selon l’INSEE, pour les diplômé(e)s du supérieur, 5,4% d’hommes sont
au chômage contre 8,5% de femmes. Pour les titulaires du BAC ou PB
9,1% d’hommes contre 12,8% de femmes et pour les sans diplômes, 15,9%
d’hommes contre 19,3 % de femmes.
Globalement, on constate une différence de 3% au moins en défaveur des
femmes.
Si on se penche sur le temps consacré aux tâches domestiques
courantes, ici encore les statistiques sont éloquentes : les hommes
consacrent 1h15 par jour alors que les femmes assurent 4h30 soit 80%
du temps passé aux corvées ménagères.
Les lois Aubry sur la réduction du temps de travail auraient dû
être l’occasion de s’approprier cette revendication.
Or, comme il a été mentionné préalablement, ni les syndicats, ni les
salarié(e)s ne s’en sont emparés. Il est remarquable à ce titre de
constater que très rares sont les accords d’entreprise dans le cadre
de la RTT qui traite de ce sujet.
Par manque d’information ? Par manque de motivation ? La réponse
semble être plus complexe. En effet, trop souvent c’est sur la base
des stéréotypes femme-homme que tout se joue et que les situations
perdurent.
Il est aujourd'hui regrettable que les négociations n’aient pas été
l’occasion de se saisir de cette opportunité.
Pourtant des travaux remarquables menés par le service du droit des
femmes et par l’ANACT ont mis dès 1997 l’accent sur les mesures à
prendre et sur les dérives possibles.
Faute de médiatisation, ces travaux sont resté dans le domaine de
l’expertise et n’ont pas eu d’impact d’envergure sur le terrain.
C’est ainsi qu’aujourd’hui dans la grande majorité des cas, tout se
joue encore sur la base du “modèle masculin de l’horloge”.
Les femmes véhiculent encore largement l’image d’une disponibilité
moindre, les entreprises continuent à évaluer l’efficacité au temps
passé, créant un fossé supplémentaire entre les femmes et les hommes,
et entre les cadres et les non cadres, et c’est ainsi que les
discriminations continuent d’exister, empêchant les femmes de
progresser dans leur carrière au rythme normal.
Cette mission a voulu rompre avec cette vision traditionnelle des
rôles féminins et masculins qui comporte le risque en se fondant sur
des critères à priori de renforcer plutôt que de diminuer les
inégalités entre les femmes et les hommes.
En effet, si l’on considère que les tâches domestiques et la vie
familiale sont du domaine quasi-exclusif des femmes et que la
libération du temps permet de s’y consacrer davantage, il est permis
de redouter un effet que l’on qualifie communément de “pervers” de la
RTT dont la conséquence directe est de renforcer les inégalités dans
le partage des tâches ménagères et de ruiner toute possibilité de
progression.
Or cette vision traditionnelle constitue un obstacle
infranchissable à toute volonté d’évolution vers l’égalité.
Confinés dans ces schémas, ni les femmes, ni les hommes ne peuvent
en briser les contours.
C’est la raison pour laquelle, l’approche choisie par la mission s’est
voulue résolument en rupture avec cette vision traditionnelle de la
répartition des rôles entre les femmes et les hommes.
Il est apparu fondamental de ne pas orienter les questions posées
aux femmes, ni les discussions libres qui ont eu lieu vers la simple
conciliation de la vie professionnelle et de la vie famille.
Bien au contraire, pour rompre avec le schéma de la femme “au
foyer” il est apparu important de s’intéresser aussi à la femme
citoyenne et aux infrastructures nécessaires pour une amélioration au
quotidien et dans les faits des conditions pour une véritable égalité.
(Cette analyse est traitée en 3ème partie de cette étude.)
A défaut de cela, on laisserait libre court aux effets pervers que
la loi pourrait induire à savoir : d’une part un retour aux rôles
traditionnels et d’autre part un frein supplémentaire à l’égalité dans
la promotion.
1)
Un premier effet pervers pourrait consister à un retour aux tâches
dites ménagères.
Les diverses enquêtes sur le sujet démontrent que les femmes
consacrent en moyenne plus de temps à la famille que les hommes.
Ici interviennent des éléments pondérateurs comme l’âge ou la
situation familiale.
La visite dans la jeune start-up AD HOC a été de ce point de vue
exemplaire : les jeunes femmes célibataires ou en couple mais sans
enfants, utilisaient leur RTT pour des activités personnelles ou en
couple mais jamais pour des tâches dites ménagères. En revanche, la
jeune maman célibataire consacrait sa RTT exclusivement à sa fille.
La présence d’enfants en bas-âge conditionne une RTT famille. Les
enfants n’étant pas encore là ou étant parti permettent une libération
du temps pour d’autres activités.
Ils n’en reste pas moins que les femmes même sans enfants mais d’un
niveau social moins élevé, passent davantage de temps dans leurs
foyers.
Il est à noter que le rôle des médias est ici considérable dans
l’impact sur les comportements.
Ils se sont fait l’écho des schémas traditionnels en amplifiant les
résultats des enquêtes mentionnées ci-dessus. Ce faisant, ils ont
renforcé dans l’inconscient collectif cet état de fait et ne
participent pas aux changements nécessaires pour une meilleure
égalité.
C’est ce que nous avons pu constater dans 22% des cas. Les femmes
se sentent d’autant plus obligées et les hommes libérés !
3% des femmes disent même que leur conjoint participe encore moins
qu’avant les 35 heures car elles en font “plus”.
Il est à noter que pour 61% des femmes et pour 57% des hommes rien n’a
changé sur ce plan.
2)
Un autre effet pervers de la loi qui a pu être constaté lors des
entretiens avec les femmes salariées, consiste dans un frein que
représente l’enjeu du temps libéré, dans les carrières de certaines
femmes.
Certaines salariées ont en effet déclaré avoir d’ores et déjà renoncé
à une promotion pour continuer à bénéficier des 35 heures.
3)
Enfin la RTT a bien souvent induit une intensification du travail et
comme conséquence un stress plus grand, pour les salarié(e)s. 15% des
salariées interrogées se plaignent d’un stress accru.
L’accent peut cependant être mis sur la population féminine dans
certains secteurs d’activité comme la grande distribution
-principalement féminine aux postes de caissières notamment - qui par
le jeu de la modulation et des délais de prévenance sont soumises à
des rythmes difficiles à soutenir.
Les témoignages recueillis vont tous dans le même sens :
- La pénibilité du travail est plus importante depuis la mise en
place de la RTT.
- Il est souvent plus compliqué de s’organiser dans sa vie hors
travail étant donnés les délais parfois trop courts relatifs aux
changements d’horaires (parfois 1 jour à l’avance).
- Pour les caissières, la polyvalence de leurs fonctions rend
encore plus difficiles les conditions de travail. De plus s’ajoute
le fait que chez Casino elles ne disposent pas d’une cantine et
doivent déjeuner bien souvent dans les vestiaires ce qui ne favorise
pas une coupure reposante dans la journée.
- Chez Evian, pour pallier ce phénomène de fatigue supplémentaire,
les femmes rencontrées souhaitent la création d’un poste
d’assistante sociale.
Il est paradoxal de constater que malgré cet état de fait négatif,
une très grande majorité de femmes ne voudraient pas revenir en
arrière (80% des femmes rencontrées). 6% estiment que leur condition
s’est dégradée.
Ainsi malgré des rythmes plus soutenus et des salaires souvent
gelés pour deux ans, les femmes s’impliquent encore davantage dans la
vie de l’entreprise pour bénéficier de ce si précieux temps libre.
De plus il a été constaté que les femmes sont les premières à relever
les défis de la surcharge de travail notamment dans les services qui
n’ont pas bénéficié d’embauches.
Il ne faudrait pas que cela puisse devenir un objet de chantage des
entreprises vis-à-vis des femmes en particulier.
Mais à côté de ces facteurs de risque de régression auxquels il
conviendra de rester très vigilant(e)s, d’autres aspects semblent
pouvoir augurer des perspectives moins sombres et favoriser l’égalité
professionnelle.
1) Le chômage
Objectif premier de la loi Aubry 1, la création d’emploi devrait
avoir favoriser l’embauche de femmes.
En effet, “lu au premier degré, l’article 2 de la loi pourrait laisser
à penser que les femmes seront malgré la généralité de l’article 1 les
premières bénéficiaires de la RTT parce qu’elles sont les premières
victimes du chômage...”
Malheureusement, les enquêtes statistiques réalisées jusqu’à ce jour
sur la création d’emplois ne sont pas sexuées et ne permettent pas de
confirmer cette approche.
2) Le travail à temps partiel
La loi Aubry a été animée par deux intentions concernant le travail
à temps partiel : “ d’une part la moralisation des conditions de
recours, en faisant obstacle à certaines pratiques d’employeurs
précarisantes pour les salarié(e)s, et d’autre part, le fait de
favoriser l’accès au temps partiel choisi”.
Ce deuxième cas, n’a pas été rencontré dans le cadre de cette
mission.
Bien au contraire, la mise en place de la RTT a permis aux salariées à
temps partiel de bénéficier d’un passage à un temps plein.
D’une façon générale, les accords prévoyaient une priorité pour les
femmes à temps partiels qui souhaitaient passer à temps plein, ce qui
représentait un augmentation du temps de travail de nombre d’heures.
Ainsi dans les entreprises visitées, n’ont persisté que des temps
partiels choisis.
Cette mesure apparaît d’une importance extrême car d’une part elle
réduit la précarité de ces emplois et d’autre part elle met en place u
élément supplémentaire d’avancée culturelle dans le monde de
l’entreprise en luttant ainsi contre l’idée, masculine, de
l’efficacité par le temps passé au travail.
Ainsi, cela semble être une avancée considérable tant sur le plan
économique de chacune des salariées concernées que sur la plan de
l’avancée vers un nouveau concept du travail où efficacité rimera avec
RTT.
3) L’impact culturel sur l’entreprise
C’est finalement peut-être ici que les lois Aubry peuvent être
qualifiées de lois révolutionnaires pour le monde du travail et pour
l’égalité.
En effet, mis à part la situation des cadres et notamment des
cadres dirigeants, auxquels le paragraphe suivant sera consacré, la
RTT est une occasion historique de repenser le travail, l’organisation
des entreprises et les procédures de négociations.
Ces évolutions, si elles sont effectives et accompagnées de
communications efficaces, devraient dans les années à venir contribuer
à une évolution irréversible des comportements des femmes et des
hommes et amener à un équilibre à tous les niveaux de la société
donnant leur place légitime aux unes et aux autres.
- La RTT permet de rompre avec le schéma traditionnel qui faisait
de la femme un salarié moins disponible et davantage en demande de
temps libre. Ces considérations avaient permis à certaines
entreprises d’enfermer les femmes dans le temps partiel contraint
par exemple.
- La RTT permet donc de mettre sur un pied d’égalité des femmes et
les hommes face au temps dans l’entreprise. Il conviendra de
s’efforcer à ce que cette égalité soit transposable sur le plan
personnel.
- La RTT permet aussi par le biais des dispositions introduites
par la loi sur les mesures individuelles, de réhabiliter ces
possibilités toujours perçues comme dévalorisantes pour les femmes.
Ceci est particulièrement valable dans les situations de travail à
temps partiel.
Dans les entreprises visitées, il n’a pas été possible d’approfondir
cette question. Le sentiment qui en ressort partirait plutôt pour les
salariés bénéficiant de la RTT dans le sens d’une flexibilité moindre
pour les salariées souhaitant s’absenter pendant les heures de
travail.
Cela dépend beaucoup du type de gestion du service ou de
l’entreprise et de la personnalité du manager en charge.
Globalement, le dentiste, le médecin, etc. qui sous un régime de 39
heures pouvaient s’inscrire pendant le temps de travail
exceptionnellement, ne peuvent plus l’être avec le passage aux
35heures.
Les
lois Aubry, devraient permettre "l’émergence jusqu’à la table des
négociations, des inégalités de fait, existant simultanément dans la
formation, la promotion, la rémunération..." "et devraient être de
nature à enclencher un processus de correction."
Cette disposition contenue dans l’article 2 de la loi, doublée de
l’article 19 qui se situe très explicitement dans une perspective
d’égalité professionnelle en créant même une incitation financière,
n’ont malheureusement pas été mises en avant ni par les entreprises,
ni par les syndicats.
Ainsi sont-elles restées lettre morte du moins dans les entreprises
visitées.
Cependant, la proposition de loi sur l’égalité professionnelle
présentée par la députée Catherine Génisson, devrait être l’occasion
de mettre l’accent sur ces dispositifs afin qu’ils soient applicables
pour les négociations en cours, et pour l’avenir.
Il ne serait possible de clore ce chapitre consacré à l’égalité
professionnelle sans consacrer un développement à la situation
spécifique des femmes cadres.
La loi retient plusieurs catégories de cadres : certains bénéficient
de la RTT au même titre que les salariés non cadres, d’autres n’en
bénéficient pas mais disposent du CET.
Il est à noter que ce clivage entre les salariés non cadres et
cadres est susceptible de freiner la progression des femmes dans leur
carrière. En témoignent les entretiens avec les groupes de femmes où
3% d’entre-elles nous ont confié avoir renoncé à une promotion pour
continuer à bénéficier des 35 heures.
Le CET est à l’origine une pratique que des entreprises avaient
imaginée pour résoudre le problème des congés annuels non pris par les
cadres.
Le législateur s’est saisi de cette pratique en tentant d’articuler
deux enjeux "... le partage de l’emploi en favorisant le développement
de congés longs compensés par des embauches et la distribution de
gains aux salariés soumis à une intensification de leur travail sous
forme de temps libre indemnisé...”
Malgré les bonnes intentions du législateur, le CET comporte dans
ses modalités d’application de nombreux facteurs discriminants.
Dans le cadre de la mission les cadres femmes rencontrées ont
majoritairement dit jouer le jeu et ne pas reporter systématiquement
les temps de repos.
Dans les faits elles ont dénoncé la limite du système. Un double
catégorie d’utilisateurs du CET risque de se faire jour entre les
femmes et les hommes.
Concernant les cadres dirigeants, tels les Directeurs des Ressources
Humaines, ils tentent de donner l’exemple et de ne pas entraver (dans
la mesure du possible) les règles de la RTT.
En effet, la valeur d’exemple vient toujours du “haut” dans les
entreprises.
Comment faire accepter aux cadres de l’entreprise que la valorisation
de leur travail ne passe pas par le temps de travail si le comité de
direction et le PDG ne l’appliquent pas eux-mêmes.
Cette réflexion restera valable tant que ces hautes fonctions ne
seront occupées quasiment que par des hommes. La mixité de ces
fonctions paraît indispensable pour une évolution réelle pour
l’encadrement.
Il faut favoriser la promotion des femmes dans la prise de décision.
D’autres aspects touchant au CET peuvent constituer des dérives.
Mais la mission n’y a pas été confrontée, comme la capitalisation des
droits renforcés pour les parents ayant un enfant de moins de 16 ans
ou si l’un des ascendants est dépendant, l’utilisation du CET pour
indemniser le passage à temps partiel d’un salarié en raison de motifs
familiaux, l’élargissement des sources d’alimentation et enfin des
mesures sur le co-investissement formation.
Enfin une dernière remarque. Il ne faudrait pas avec un système de
gestion du temps différencié entre les cadres et les non-cadres,
aboutir à une” France à deux vitesses” : une France qui travaille 35
heures et une France qui travaille souvent le double au moins avec
pour corollaire une France qui gagne le double de l’autre France !
Ici encore cet argument milite vers une progression importante des
femmes dans la direction des entreprises : pour que la richesse soit
plus justement répartie d’une part entre les femmes et les hommes et
pour que les comportements notamment vis-à-vis du temps de travail
puissent évoluer sous l’influence des valeurs féminines sur ces
questions.
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